Johnny Hallyday et le grand banquet
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Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 09:42

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Message par Hello le Sam 29 Déc 2018, 10:23

L'année de tous les records

L'année 2000 sera l'année de tous les superlatifs. L'année ou il sera partout en même temps .
L'année de tous les records et de tous les concerts .

Du Parc de Seaux en passant par l'Olympia et aussi sur les routes de France , JOHNNY fera en sorte d'être vue et d'être en vue !

Un concert gratuit ( Pour le public ) au pied de la tour Eiffel ou le tout Paris se presse et ou les records d'affluence sont eux aussi pulvérisés !

Des disques qui se vendent comme des p'tits pains . " Sang pour Sang " sorti quelques temps plus tôt cartonne comme jamais et sera la meilleure vente de Johnny jusqu'à ce jour .

Tout semble allez pour le mieux concernant l'artiste ...sa vie privée a l'air d'être stabilisée et Madame est rayonnante a ses côtés !
La belle famille semble vivre en harmonie et tout semble réussir aux HALLYDAY

Bref , le nouveau siècle qui arrive promet d'être riche en evenements ...
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Re: 2000

Message par Hello le Sam 29 Déc 2018, 10:26

JOHNNY a mit le feu a la Tour Eiffel

Pour célébrer ses quarante années de carrière, le plus rocker des chanteurs français a donné un concert inédit et gratuit sur le Champ de Mars, devant près de 800.000 personnes.


Johnny Hallyday a réussi son pari de « mettre le feu » à la tour Eiffel en réunissant samedi soir à l'occasion de ses 40 ans de carrière, entre 750.000 et 800.000 spectateurs pour un concert gratuit destiné à lancer à partir du 17 juin son prochain séjour de deux mois à l'Olympia, théâtre de ses premiers exploits.

Un pari risqué, avec, à la clé, un « score » qui a largement dépassé celui des 60.000 mélomanes réunis au même endroit le 5 mai dernier par le chef japonais Seiji Ozawa et le ténor italien Andrea Bocelli.


Incertain pendant le plus gros de la journée de samedi, le ciel s'est montré clément durant la soirée avec l' « idole des jeunes », permettant en particulier à la demi douzaine de feux d'artifices qui ont embrasé la tour Eiffel pendant le concert de prendre toute leur ampleur, pour la joie des « Hallydophiles », déjà largement comblés par le « cadeau » de l'hôte de la soirée.

Arborant le mini bouc et la coupe de cheveux blond cendré qu'on lui connaît depuis maintenant un an, le chanteur n'a pas manqué de remercier ses fans « sans qui jamais je n'aurais pensé être là pendant 40 ans ». Silhouette retrouvée grâce à un programme d'entraînement affiné lors des dernières répétitions à Los Angeles, veste lamée, pantalon « pat d'éph » pour le début du tour de chant, Johnny a attaqué la soirée sportivement, surgissant d'un ballon de football et saluant la victoire de Mary Pierce à Roland Garros.

Il s'est ensuite lancé dans une course de fond de deux heures, se montrant pour une fois d'une rigueur horaire impeccable, « gendarmé » par les obligations de retransmission simultanée par un des principaux partenaires de la soirée, TF1. En vétéran rompu aux exigences de la scène, Jean- Philippe Smet, 57 ans le 15 juin, avait prévu un programme de 24 chansons, couvrant le panorama complet de sa carrière.

un de ses plus gros scores de plein air

Il avait aussi pris le soin d'inviter au fil de la soirée quelques invités placés judicieusement à quelques moments clés du tour de chant pour maintenir ou relancer l'attention: la jeune Sonia Lacen (16 ans) et une chorale de 80 chanteurs pour « Vivre pour le meilleur », une de ses dernières nouveautés, un ensemble féminin de 8 cordes pour « Sang pour sang », les Rita Mitsouko pour « Ma gueule », le charme calorifique des « Girls » du « Crazy Horse » pour un très approprié « Le feu », l'électrique Jean-Louis Aubert sur « Fils de personne » et le jeune prodige de la guitare Nawfel dans « Aimer vivre ».


Cette chanson, en particulier, pénultième du répertoire, a vu un Johnny comme, de mémoire de fan, on ne l'avait pas apprécié depuis des années: enchaînant les fausses sorties pour faire monter la température, encourageant son orchestre (Made In USA pour l'essentiel) dans une succession de prouesses instrumentales et, surtout, offrant un aperçu d'une danse du pelvis que son idole de jeunesse le « King » Presley n'aurait sans doute pas renié.

En rassemblant entre 750.000 et 800.000 spectateurs, Johnny a réalisé un des plus gros scores de plein air de sa longue carrière, 37 ans après le concert de la place de la Nation devant 300.000 fans à une époque où les « gens sérieux » ne donnaient guère plus d'un an de gloire à celui qui incarnait alors l'ère yéyé.


Neuf millions de téléspectateurs

TF1, qui retransmettait en direct le concert donné au Champ de Mars, a été regardée par 8.872.080 téléspectateurs.

Ce chiffre correspond, selon TF1, à 48,8 % de parts d'audience. Le spectacle de samedi, au pied de la tour Eiffel, arrive largement en tête des huit concerts donnés à la belle étoile par le chanteur au cours de sa carrière.
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Re: 2000

Message par Hello le Mer 02 Jan 2019, 10:06












Johnny HALLYDAY - 100 % Johnny : Live à La Tour Eiffel (2000)




Après avoir investi le plus grand, au sens large, d'une salle, on peut bien viser le plus haut. C'est ce que Johnny HALLYDAY pense lorsqu'en l'an 2000, il souhaite fêter ses 40 ans de carrière. L'idée d'un concert gratuit sur le Champ de Mars et devant la Tour Eiffel reste une idée très chic de la part de l'idole des plus-franchement-très-jeunes, avec son groupe déjà employé deux ans plus tôt au Stade de France.

Ce qui pourrait être une grande messe rock'n'roll (pardon : "roooock'n'roooooooooooll !!") reste d'abord une envie de marquer le coup sur le papier, mais sur le plan musical, pour le principal intéressé, est-ce réellement symbolique au final ? Après le "concert de l'an 2000" en 1969, après le Parc des Princes 93, que reste-t-il de Johnny pour son véritable concert de l'an 2000 au pied du symbole français qui est le seul retenu dans les images et les films ? (heureusement, les chansons font preuve d'un tout autre goût avec le pont d'Avignon !)

Eh bien, pas grand-chose. Non pas que le concert soit mauvais, au contraire, mais il est plutôt pépère, quand on aurait aimé voir Johnny, bientôt sexagénaire il est vrai, sortir un peu de ses gonds, délaisser les chansons habituelles et pointer la grosse artillerie, quitte à rendre la sélection plus festive (c'est un anniversaire !), comme dirait mon ami et collègue Baker. Même le spectacle de 98 était bien chargé en medleys, en plaisir renforcé par une liste de titres qui balayait largement la meilleure période de sa carrière. Bien sûr, il conserve "Le Pénitencier" (avec un Robin Le Mesurier toujours très comme il faut), "Je Suis Né Dans la Rue", "Je Veux Te Graver Dans Ma Vie" etc, pour un beau début de concert.

A contrario, on a la pire intro, des synthés bien baveux, quelques cymbales, une explosion, juste parce qu'il fallait que ça démarre, quoi. J'espère qu'Yvan Cassar a bien touché ses royalties là-dessus, lui qui l'a composée. C'est le signe que les claviers reviennent un peu à l'avant, au moins, et puis le public s'en moque, il est heureux, Johnny est là ! Les cuivres, pour le coup, sont très en retrait, quoique flamboyants durant les moments où ils viennent ("Le Feu"...). Un seul solo de saxo, pour « Aimer Vivre », c'est rare pour Johnny en live, du coup les Vine St. mettent les bouchées doubles sur ce glorieux final très gospel et énergique qu'on est contents de retrouver !

Quelques autres retours sont à saluer comme "Le Chanteur Abandonné", sans sax et très proche de sa version originale pour la toute première fois, alors que "Tennessee" semble presque creux en l'absence du phrasé de piano. Drôle de parti-pris ! En tout cas, Johnny fait honneur à son disque blanc de 85, pratiquement plus qu'à son dernier en date, qui est pourtant son plus gros succès discographique. Trois chansons de Sang Pour Sang, la première, la dernière, jouées sans surprise mais non sans émotion, quoiqu'on apprécie moins l'intervention de Sonia LACEN (belle opportunité pour elle quand même !) sur "Vivre Pour le Meilleur", que celle de Lara FABIAN en 98.

Surtout, ce qu'on apprécie moins dans ce live, c'est la batterie. Purée ! Dès le début, sur "Allumer le Feu", on sent que le rythme patauge un brin, mais à partir du morceau suivant, on se demande "pourquoi Walfredo Los Reyes Jr ?" Musicien de SANTANA, d'accord, mais enfin, c'est très, très poum-tchack, trop souvent, tout le temps. S'il lui réserve la place d'honneur à la fin de la présentation du groupe, juste avant Erick Bamy, Johnny se demande lui-même s'il a fait un choix judicieux au moment où il écorche son prénom (Walfredro). Il faut attendre une prestation blues traditionnelle sur "La Musique Que J'aime", pour qu'il arrive à convaincre, l'ami Los Reyes !

La guitare par contre, rien à redire, outre le solo du "Pénitencier", mention spéciale aux arpèges de Brian Ray au milieu de "Qu'est-Ce Que Tu Croyais ?", car si Johnny fait peu de surprises dans ses set-lists, au moins elles sont souvent judicieuses. Quel bonheur de retrouver cet inédit de l'année 79, un de ses meilleurs titres de l'époque, voire tout court ! La voix est peut-être moins là, mais elle l'est toujours. Et si celle de Florent PAGNY ne nous reste décidément pas en tête, pas plus que celle de Jean-Louis AUBERT sur « Fils de Personne », on peut au contraire saluer l'intervention des RITA MITSOUKO sur "Ma Gueule" (les voix de Catherine et Johnny se complètent parfaitement !) et celle de Nawfel, un solo de guitare hautement révélateur d'un talent précoce. 14 ans, le gamin !

Pour les autres choses inattendues qui font plaisir, deux medleys dont un instrumental et "Peter Gunn" fonctionne beaucoup mieux ainsi, tandis que l'autre se termine avec "Joue Pas de Rock'n'Roll Pour Moi" qu'on a déguisé avec un tempo à la Bo Diddley. C'est avec une certaine modestie que Johnny rend hommage à Edith PIAF pour le final du concert et on ne peut que se laisser convaincre ; avec un certain flair aussi qu'il exhume "Deux Etrangers", bombe musicale d'un album médiocre et complètement perdu dans sa vaste carrière (En Pièces Détachées, 1981). Surtout, mis à part quelques envolées de violons, il nous a bien dispensé de tous les arrangements "à la Cassar" et d'une face symphonique grandiloquente.

Du coup, les points faibles du live précédent se transforment en d'autres ici, et à l'inverse, il y a des moments tout aussi forts, pour d'autres raisons ! Chaque tournée révèle ses attraits décidément, ses temps morts aussi, mais le capitaine n'est pas encore près de lâcher la barre. Son fidèle second par contre, oui.



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Re: 2000

Message par Hello le Mer 02 Jan 2019, 10:12








Johnny HALLYDAY - Olympia 2000 (2000)



Johnny HALLYDAY, ou l'art de sortir deux albums live par tournée, en faisant la seconde fois mieux que la première, parfois. C'est le cas en 2000 - et pas comme en 67 pour le coup -, lorsqu'après son concert pourtant emblématique à la Tour Eiffel, l'idole rappelle à ses anciens jeunes que sa première salle favorite fut l'Olympia. Depuis trois décennies, Johnny n'y avait pas réalisé de prestation digne de ce nom.

"1, 2, 3, 4..." C'est ce que font les baguettes de Walfredo Los Reyes Jr. pour une intro de concert directe, sans concession et surtout sans improvisation miteuse et inutile (coucou, live à la Tour Eiffel !). Rock'n'roll. La version de "Je Suis Né Dans la Rue" proposée en surclasse de nombreuses autres. Johnny opère une montée en puissance vocale de toute beauté. La fin avec les choeurs reste un peu courte mais pas moins bonne. Quelle énergie aussi, ce "Fils de Personne", synthé de Tim Moore à l'avant, Jean-Louis AUBERT absent à la différence du public qui participe dignement. Autant dire que là aussi, c'est meilleur !

Premières pauses avec le mignon "Un Jour Viendra", introduit tardivement dans la set-list, et le grandiose "Cet Homme Que Voilà". Solitudes à Deux (1978) n'est pas seul à l'honneur cette fois-ci, Johnny exhume une chanson d'un album beaucoup moins connu, Rock'n'Slow (1974), et pas la moindre ! "À Propos de Mon Père", parmi les plus intimes de sa carrière et qu'il chante avec magie ici, sur fond de ballade country et de nappe d'orgue rondement menée par Thomas Michael Canning.

Des confins de l'Amérique aux grands espaces, il entonne la complainte de Diego avec un nouvel arrangement, western et Mexique, trompette mariachi, caisse claire militaire et rythme boléro. Bravo, ça rend super bien ! Sa collègue (car elles sont souvent mises ensemble dans les concerts de Johnny) "L'envie" décide de faire cavalière seule, un peu plus loin, avec une intro très "dark", sombre, lente ; le chanteur progresse à tâtons dans le noir et la fumée... Waouh !

Souvent, dans ce live, on dirait un jeune premier, ce doit être l'influence de l'Olympia. Il nous le montre en particulier dans le medley final, le seul proposé d'ailleurs, en enchaînant les titres de ses idoles, "Be Bop a Lula", "Blue Suede Shoes" et "Whole Lotta Shakin' Goin' On" à la façon d'avant. Le saxophone de Ray Hermann, si discret ailleurs car groupé aux cuivres, est ici mis en avant tout en évoquant l'époque d'un certain Jean Tosan, sur la même scène, il y a longtemps. Et les guitares de Ray et Le Mesurier, affutées au rasoir et débordantes de fièvre, n'ont rien à envier à celles de Joey Greco et Claude "Robbins" Djaoui. Rock'n'roll !

On retrouve le Johnny authentique du milieu des années 80 avec "Nashville Blues" (album Spécial Enfants du Rock), et on remercie Yvan Cassar d'avoir mieux dosé que jamais ses "violonneries" (un chapelet de jolies demoiselles offre un contraste savoureux avec les choristes plus exotiques), à travers une version très surprenante de "Gabrielle". Le Patron chante plus aigu et les cordes lui donnent une couleur plus country très seyante, contre toutes attentes. Et quand il reprend Edith PIAF, pour le rideau final, il est impérial d'émotion douce.

On apprécie moins "Pardon", autre extrait de l'album Sang Pour Sang (1999), et "Quelque Chose de Tennessee" n'est ici que la "version de plus", mais il y a vraiment des parti-pris intéressants dans ce live. "La Musique Que J'aime" sans cuivres et pourtant tout comme l'originale ! "Je Te Promets" introduite par les cordes et qu'on ne voit pas venir, en fait ! "Que Je T'aime", fidèle à elle-même, mais avec un Johnny qui paraît toujours plus impressionnant sur un titre 1000 fois entendu ! Et les arpèges de Brian Ray derrière ! "Deux Etrangers" et sa partie centrale qui fait ressortir les claviers !

Pour tout vous dire, si j'en viens à apprécier enfin et pleinement une énième interprétation du "Bon Temps du Rock'n'Roll", c'est qu'il en faut ! Un tube bien arrangé dans une version courte et entière, juste le nécessaire. Et c'est aussi parce que Johnny partage le micro avec son second, Erick Bamy, ce disque live marquant leur dernière collaboration, au bout de quelques 25 années. À la fin de "Qu'est-ce Que Tu Croyais ?" (une tuerie, là encore), le Guadeloupéen présente son ami en insistant comme jamais, surtout comme s'il savait qu'il ne le fera plus ensuite – il est aujourd'hui hélas décédé -. Et notre chanteur-hero, de couronner le tout par un "Aaah" vigoureux, à la toute fin de la chanson !

Aaah oui, cela résume bien la force de ce concert, excellent quasiment de bout en bout, avec une set-list de taille, extrêmement bien équilibrée et arrangée. Je suis souvent sceptique face aux réalisations d'Yvan Cassar pour Johnny, mais 1) on n'est pas en studio ; 2) pour l'Olympia sacré, Cassar fait autre chose que du Cassar, la plupart du temps. Parmi les live les plus récents d'HALLYDAY, il faut posséder celui-ci !







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Re: 2000

Message par Hello le Sam 12 Jan 2019, 08:24


Johnny Hallyday: un dieu de l'Olympe au stade de la Pontaise
Ce contenu a été publié le 12 juillet 2000 11:44 12. juillet 2000 - 11:44


Johnny mettra le feu à la Pontaise.



Vendredi soir 14 juillet 2000 , l'idole de la chanson française donne un méga-concert rock au Stade olympique de la Pontaise à Lausanne. Avec ses musiciens et choristes américains. Devant quelque trente-cinq mille fans.

En cette année 2000, Johnny Hallyday fête ses 57 ans et ses 40 années de carrière par des concerts dans les plus grandes villes de France. Mais aussi au Canada, en Belgique et en Suisse. Pour le plus grand plaisir de trois générations d'irréductibles fans.

Le 10 juin dernier, l'idole de la chanson française a ouvert les feux à Paris, en donnant un concert gratuit sous la Tour Eiffel. Parallèlement, il occupe la scène de l'Olympia jusqu'au 26 août, sous une forme plus acoustique et intimiste.

Jean-Philippe Smet, de son véritable nom, est né dans la rue, en juin 1943, en tant que Gémeau ascendant Lion. A partir de 1960, cet enfant d'origine belge, adopté par sa tante, se lance dans la chanson yé-yé. Mais il est surtout le premier chanteur francophone à introduire le rock n'roll américain en France, sur des textes en français.

Côté jardin, Johnny a aimé les femmes comme il a collectionné les guitares et les motos. Sur des coups de foudre et des lendemains forcément bluesy. En outre, l'homme a goûté à la drogue, à l'alcool, et à tout ce qui touche à la démesure. Mais côté cour, il a toujours assuré comme une bête de scène.

Néanmoins, pour les puristes de la chanson française, Johnny n'a guère de talent, sinon celui de savoir s'entourer de grands professionnels. En revanche, pour les amateurs de chansons populaires, et pour beaucoup de gens du métier, Johnny est un monument, une référence, une légende vivante.

Pour preuve: mieux que personne, l'artiste est parvenu à surfer sur tous les courants, sur toutes les modes, en demeurant, le plus clair du temps, au top du show-business. Aujourd'hui, il chante sur des musiques de son fils David et même sur un texte de l'écrivain Françoise Sagan.

En définitive, les deux plus grands chanteurs francophones ne seraient-ils pas belges? Jacques Brel pour la chanson à textes et Johnny Hallyday pour la chanson dite de variété.

Toujours est-il que Johnny Hallyday est à voir sur scène une fois dans sa vie. Ne serait-ce que pour l'entendre interpréter ses tubes qui ont marqué nos «Souvenirs, souvenirs» (1961), «Retiens la nuit» (1962), «Le pénitencier» (1964), «Gabrielle» (1976), «Ma gueule» (1980), «Quelque chose de Tennesse» (1985) jusqu'à l'éternel «Que je t'aime» (1969).
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Re: 2000

Message par Hello le Sam 12 Jan 2019, 08:28

Ce soir, Johnny allume Lausanne

Ce soir, si le ciel modère ses foudres, la terre de la Pontaise tremblera pour Hallyday. Un concert de 14 juillet qui marque les 40 ans de carrière du chanteur, accompagné pour l'occasion par son fils David, par Patrick Bruel, ainsi que par de jeunes révélations et 108 choristes genevois. Une nuit à retenir


Le stade de la Pontaise sera-t-il épargné par les dieux de la pluie vénérés par les Indiens d'Amérique dont Johnny est si admiratif? Aujourd'hui, c'est certain, les 30 000 spectateurs promis improviseront toute la journée la danse idoine. Car c'est un jour de fête. Celle, française, du 14 juillet qui agrémentera le show et son final de feux d'artifices réglés par les artificiers du concert donné, le 10 juin dernier, sous la Tour Eiffel. Et surtout, fête d'anniversaire pour Johnny, qui célèbre ses quarante ans de carrière en compagnie de son fils David, de Patrick Bruel et d'une chorale de 108 Genevois.


Pyrotechnie, bruit, fureur et mobilisation massive – 150 accompagnants, 24 semi-remorques, 350 agents de sécurité, 200 policiers et 1100 personnes chargées de veiller au bon déroulement de la soirée – l'événement n'est pas seulement celui d'un bilan: il s'agit d'abord d'une rencontre. Entre un public plus mélangé que pour n'importe quel artiste et un «faux dur pour qui la tendresse et la fête comptent plus que tout». C'est lui qui le dit, dans ce verbatim alphabétique.


A comme amour

On ne choisit pas l'amour et on ne programme pas l'âge de sa partenaire. On ne tombe pas amoureux d'un âge, on tombe amoureux d'une femme… Ma femme a 25 ans et nous aurons un enfant. Peut-être verrai-je pour la première fois un enfant qui grandira près de moi, dans ma maison. Il faudrait qu'il naisse avant que j'aie 60 ans, c'est tout ce que je lui demande. (Paris Match, 7 octobre 1999)


B comme bonheur

Je sais que le bonheur n'existe pas. Il n'y a que la douleur. Et la solitude. J'en parle souvent parce que je ne peux parler que de ce que je connais. Quand je dis parler, c'est chanter. (Le Monde, 7 janvier 1998)


D comme disque

Mon dernier disque, «Sang pour sang», je l'ai fait en dix-huit jours. Il fallait le finir au plus tard le 27 juin [1999] puisqu'on partait en tournée le 28… Pendant la tournée, je pensais souvent à ce disque et je me demandais si je n'avais pas fait une merde.

Je commence à avoir le temps de l'écouter. Eh bien, je crois très honnêtement que c'est mon plus bel album depuis dix ans. (Paris Match, 7 octobre 1999)


E comme endurance

Au début, tout le monde me disait, y compris ma maison de disques, que ça ne durerait qu'un été. J'ai toujours été ébahi par mes succès. Mon étonnement dure encore. Ce qui a changé, c'est que, au début, je ne faisais pas ce métier pour durer, mais pour défendre la musique que j'aimais, et qui était encore ultra-minoritaire. L'année de mes 15 ans, je me suis quand même fait jeter un certain nombre de fois. Puis, pendant toute une partie de ma vie, j'ai pensé qu'il y avait une conjuration générale pour me faire croire que j'étais ce que je ne suis pas, c'est-à-dire Johnny Hallyday. Je pensais qu'on se foutait de ma gueule, qu'on voulait profiter de moi. (Le Monde, 7 janvier 1998)


I comme image

Il est parfois pesant d'être toujours pris pour le même. Mon image de ro-cker torturé me gêne un peu. On évolue au cours de sa vie, et les gens lisent et pensent des choses qui vous concernaient il y a quelques années, mais qui ne sont plus vraies. C'est finalement mes fans, ceux qui ont suivi les concerts, qui me remercient pour tout l'amour que je leur apporte, qui me connaissent le mieux. Ils savent que je suis un faux dur, pour qui la tendresse et la fête comptent avant tout. (Le Monde, 12 septembre 1999)


H comme honneurs

Très honnêtement, je ne méritais pas la Légion d'honneur. Je conçois qu'on la donne à quelqu'un qui a fait de vraies choses, à un médecin qui a fait avancer la recherche contre le sida par exemple, mais à nous, les saltimbanques, les chanteurs, les comédiens… Le soir, je l'ai portée sur mon Perfecto pour aller au Queen. Un homosexuel m'a traité de conformiste légionné. Ça s'est très mal fini. Pour lui. (Le Monde, 7 janvier 1999)


M comme mère

Ma mère était mannequin vedette chez Fath. Elle avait rencontré un homme très séduisant, qu'il lui avait fait un enfant – c'était moi. Ils habitaient rue Cluzel, dans le 9e arrondissement. Seule ma mère travaillait, mon père ne faisait que boire. Un jour, elle est rentrée de son boulot et m'a trouvé dormant sur une couverture, seul dans l'appartement. Il était parti avec une crémière de la rue de La Rochefoucauld, après avoir vendu mon lit et toutes mes affaires. J'ai toujours gardé de bonnes relations avec ma mère, et je ne manque jamais de faire un crochet à Montélimar, là où elle habite, quand je descends à Saint-Tropez en voiture. (Le Monde, 7 janvier 1998)


P comme père

Ma seule vraie rencontre avec lui, c'était le jour de son enterrement. J'y suis allé par respect. Je me suis retrouvé tout seul dans le petit cimetière belge de Schaerbeek. Quelle tristesse ce jour-là, avec ce corbillard, et ce père suivi par un inconnu, son fils. Il s'appelait Léon Smet et avait été, paraît-il, comédien, danseur, équilibriste, chanteur et clown. La seule fois où j'ai entendu dire du bien de lui, c'est par Serge Reggiani qui m'a dit dans les coulisses d'un théâtre: «J'ai bien connu votre père, et j'ai travaillé avec lui.» (Le Monde, 7 janvier 1998)


R comme rock'n'roll

Je suis un chanteur rock'n'roll. Et je ne changerai pas. C'est ma sincérité, jusqu'à en crever. L'impression d'être un survivant ne me quitte plus guère. Il reste Mick Jagger et moi. Les autres? Certains sont devenus relativement tôt des petits-bourgeois, ils se sont abonnés aux sucreries. Ceux qui ont mené notre vie, je les connais bien, ils sont devenus des légumes, ils sont finis ou ils ont disparu. Mon ami Jimi Hendrix? Mort. Brian Jones, que j'avais rencontré dans une boîte de Soho, ne sachant plus qui il était ni qui étaient les autres? Mort. Et moi, je suis comme ces grands malades qui ne se battent plus que pour ne pas mourir. (Le Monde, 7 janvier 1998)


S comme sauvé

Square de la Trinité, dans le 9e arrondissement. C'était le rendez-vous des faux blousons noirs qui se prenaient pour des James Dean… à scooter. On provoquait des bastons à la patinoire Saint-Didier, on affrontait la bande du Sacré-Cœur. J'ai suivi le chemin de voyous. Je suis devenu un as de la choure après avoir étudié Les Tricheurs de Marcel Carné. Rien ne me résistait, surtout pas les Vespa. La musique m'a sauvé. Je me suis fait un petit nom en reprenant Presley dans les bases américaines de Chantilly. (L'Express, 18 juillet 1996)


Z comme…

Il y a des mecs bavards, moi je suis pas bavard. J'aime pas dire n'importe quoi. J'accumule des tas de choses dans ma tête en observant les autres, mine de rien. (Paris Match, 7 octobre 1999)


JOHNNY HALLYDAY. Lausanne, stade de la Pontaise, ve 14 juillet à 20 h 30. Loc. Ticket Corner tél. 0848 800 800 ou City Disc. Prix: Fr.70.-.

Ouverture des portes à 17 h. Première partie du concert dès 19h avec Marc Storace
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