Johnny Hallyday et le grand banquet
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Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 09:35

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Re: 1982

Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 10:58

1982 : la chute


En janvier, Johnny Hallyday est en thalassothérapie à Quiberon, un endroit qu'il fréquentera souvent par la suite pour se retaper après ses périodes d'excès avouées ou avant ses tournées. Il vient d'effectuer, en novembre et décembre 1981, des enregistrements au Sound Connection Studios de Los Angeles et au Studio des Dames à Paris, et s'apprête à partir présenter ces nouvelles chansons au public français.



Le 5 février paraît l'album "Quelque part un aigle", un album réalisé par Pierre Billon. Le nouveau mentor de Johnny, et aussi son principal compositeur, succède à Michel Mallory avec qui Johnny s'est brouillé. Michel Mallory était le trait d'union entre Johnny et Sylvie, pour qui il avait écrit aussi de nombreuses chansons. Mallory est accusé d'avoir précipité la chute commerciale de Johnny. Le problème, c'est que Pierre Billon ne va pas faire mieux. Bien au contraire, "Quelque part un aigle" est considéré à juste titre comme l'un des pires albums du chanteur. Une sorte de soupe rock FM indigeste, pleine d'effets inutiles qui tentent de grimer des compositions particulièrement vaines. Les biceps de Johnny s'entendent : voilà de la gonflette sonore, sans rien dedans. En premier extrait paraît le 19 février le 45T Montpellier et son texte maladroit, qui n'en finit pas de dérouler un personnage parodique, Johnny lui-même, à toute allure, qui oublie finalement d'être un artiste. "Hier, j'ai pris 230 à Montpellier, j'ai souri aux radars, photographié. Les flics m'ont dit, Johnny tout de même, mais y'a donc personne que tu aimes? On dirait qu'tu veux t'tuer, moi ça m'a fait marrer..." En face B, un autre extrait de l'album, le morceau d'ouverture, La Caisse, sorte de Genesisserie avec sa batterie et ses synthés mixés en avant, est un grotesque exercice de style où l'on cherchera en vain une espèce de mélodie.


Le 6 février, Johnny est la vedette de l'émission Champs-Elysées, sur Antenne 2. Il chante Noir c'est Noir, La Caisse, J'ai Pleuré sur ma guitare en duo avec Claire d'Asta et termine avec La Musique Que J'aime, doublée avec Vivian Reed et conforté par les bravos de Francis Cabrel et Patrick Dewaere.

La tournée d'hiver dure près de deux mois, elle passe notamment par un gala à la prison de Fleury-Mérogis. Johnny y chante durant un peu plus d'une heure, des chansons récentes (Montpellier, Mercredi Matin, Deux Etrangers, C'est pas facile) mélangées à quelques classiques (Le Pénitencier, Noir c'est Noir, Derrière l'Amour).

Fin mars, Johnny entreprend un projet soufflé par Pierre Billon : le réenregistrement de l'ensemble de ses chansons publiées sur le label Vogue entre 1960 et 1961. Il réorchestre aussi quelques-uns de ses tubes, dont Noir c'est Noir(1) et le Pénitencier. Un outrageux exercice de défiguration sonore, envahi de synthétiseurs, boîtes à rythmes et de réverbération.
1.Dans une émission consacrée à l'épopée disco, proposée le 7 juillet 2009, Amanda Lear rappelle que "même Johnny avait sacrifié à la mode". On y entend cette version horrible de Noir c'est Noir sur un montage photo.

En avril, Johnny grimpe à l'Alpe-d'Huez, où i la acheté un appartement. Il y dessine les plans de son futur spectacle qu'il présentera à la rentrée. Où il est encore question de science-fiction...

Le 14 mai, le chanteur est la vedette d'un show des Carpentiers, 1+1. Il y met en scène La Caisse et présente ce qui sera le 2e extrait de l'album, Mon Amérique à moi, dont les paroles ont été écrites par un Philippe Labro qu'on a connu nettement plus inspiré. Il y entame un long medley de standards rock avec Eddy Mitchell, duétise avec Sacha Distel sur Si j'étais un charpentier, et présente la jeune Kim Wilde au public français. C'est aussi lors de cette émission qu'il fait la rencontre d'une certaine Nathalie Baye, avec qui il joue un sketch en noir et blanc, "Quoi de neuf, ma jolie?"...

Le 18 juin paraît le 45T Mon Amérique à moi, couplé à un inédit, Ave Maria, chanté en italien. Le chanteur a organisé une série de promos TV de l'autre côté des Alpes.


Il n'y a pas de tournée cet été-là. Johnny prépare son spectacle d'automne. Un film est tourné pour être projeté sur un écran pendant les concerts. Mais lors de ce tournage, Johnny est victime d'un accident de moto le 13 août. Il se blesse assez gravement à la hanche. Il aura cependant l'énergie d'enregistrer de nouvelles chansons, destinées à fournir une sorte d'histoire au spectacle, finalement à la manière de "L'ange aux yeux de laser" trois ans plus tôt.



L'album qui en sort le 9 septembre s'appelle "La peur". Sur la pochette, Johnny apparaît en gros plan, le visage protégé par un casque clouté d'où perce son regard bleu. Cette nouvelle production signée Pierre Billon est une autre catastrophe artistique. Que peut-on sauver d'un tel disque ? Rien et certainement pas le morceau titre, écrit par Jean Renard, le compositeur de Que je t'aime, qui reprend presque note pour note la mélodie du classique de 1969. Le journaliste Philippe Manoeuvre, pourtant fan de l'idole, dira plus tard de ce disque dans Rock'n'Folk : "En fait de Peur, ça craint vraiment". Mélodies sans conséquence, arrangements insupportables (ces choeurs, ces synthés, ces trompettes !) et paroles indigentes : tout est réuni pour faire de ce disque un objet d'une rare laideur (même la reprise de Lynyrd Skynyrd, Cartes postales d'Alabama, sonne faux). On dira simplement, pour tempérer l'affaire, que "La Peur" appartient à son époque, les années 80, qui confondaient le son (et lequel!) avec la musique. Et de toute évidence, Johnny n'était pas de cette époque-là.



Le 6 octobre paraît le 45T extrait de la Peur : Je suis victime de l'amour, emprunté à Moon Martin, avec en face B Il nous faudra parler d'amour un jour, coécrit par Bob Decout, alors mari d'Annie Girardot et copain de fête de Johnny. Cette chanson, qu'il dédiera chaque soir de son spectacle à Nathalie Baye, marque l'officialisation de son histoire avec l'actrice. Le spectacle Le Survivant débute le 14 octobre au Palais des Sports de Paris. La première partie est une sorte de Mad Max revisited, avec cascades en motos et combats de hache. Le seconde ressemble à celle qu'il avait mise en place au Pavillon de Paris, avec ses rocks les plus célèbres et un costume perlé en cuir bleu foncé. Tout ne se passe pas comme prévu : les musiciens anglais embauchés dans l'affaire sont mécontents des conditions de travail et le chanteur voit sa blessure à la hanche s'aggraver après un combat de haches. Le spectacle se poursuivra cahin caha jusqu'au 13 novembre.

Le double live du spectacle sera repoussé au début de l'année suivante. Il contient trois inédits, Le grand banquet, Fantasmes et une jolie chanson composée par Nicolas Peyrac, Je n'oublierai jamais. Le spectacle donne lieu à une série de concerts en Province à partir du 19 novembre et jusqu'au 10 décembre.

En décembre paraît le nouveau simple Cartes postales d'Alabama en version live, avec Je n'oublierai jamais en face B. Pour Noël sort aussi un coffret reprenant l'intégrale du chanteur, y compris les enregistrements Vogue (34 chansons) reliftés pour l'occasion. Le chanteur passe ses vacances avec Nathalie Baye au Mexique puis à New-York. Il passera Noël dans la Creuse, chez son ami Nanard, là où Nathalie Baye a débuté le tournage du film "J'ai épousé une ombre".
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Re: 1982

Message par Hello le Mer 02 Jan 2019, 09:07













Johnny HALLYDAY - Palais Des Sports 82 (1983)


Pour son dernier grand show au Palais des Sports de mi-septembre à la mi-novembre 1982, Johnny HALLYDAY reprend les choses où il les avait laissées en 1979 à la Porte de Pantin. Après le disque Live épuré de 1981, celui de janvier 83 nous présente à nouveau l'artiste en "grosse" production, orchestre rock massif, spectacle dantesque.

Le temps n'est plus à Star Wars (quoiqu'on attend alors la fin de la saga). Avec ses cheveux blonds et ses muscles saillants, Johnny se donne un air de Conan le Barbare habillé comme Mad Max. Cuir, maquillage aux yeux, fourrure énorme, guitare personnalisée en forme de hache ; viril, tendancieux et grandiloquent, comme il aime. Sur l'intro musicale signée Jean Renard, par ailleurs aussi risible que celle d'Hamlet pour rester dans les concepts, Johnny fait son entrée magistrale. À peine revenu du monde des ombres, il met le feu aux méchants qui l'attendaient en les pointant du doigt par des effets pyrotechniques.

À l'époque ça en faisait beaucoup rêver dans la salle, on s'en doute. Puisqu'on parle de rêve, une jolie et sexy demoiselle blonde en détresse apparaît sur "Le Survivant", et passe deux ou trois chansons à attendre sagement assise dans un coin. À bientôt 40 ans, Johnny se pose en sauveur, fantasme entier et incarné. Le spectacle, qui accompagne la sortie du disque La Peur (1982), a pour nom Fantasmhallyday (ça ne s'invente pas), et d'ailleurs la chanson écrite pour l'occasion n'est pas mal du tout. Le blues lent de "Fantasmes" reste un des meilleurs efforts de Pierre Billon pendant tout son temps avec Johnny - en collaboration avec Jean Renard -, et ce n'est pas peu dire.

Après une version médiocre de "Voyage au Pays des Vivants", le genre vite expédiée, il y a un interlude où Fantasmhallyday combat un vilain méchant barbu encore plus musclé et armé de chaînes. Ça finit en lutte armée collective, chiens, filles apeurées, torture pour Johnny capturé... Bref, du grand spectacle. On a peur que le visuel n'empiète trop sur la musique, trop de tout sauf de bonnes choses de ce côté-là.

De fait, la nouvelle chanson "Le Grand Banquet" n'est pas une franche réussite contrairement à "Fantasmes", une sorte de rock balourd conceptuel comme il en pullulait sur Hamlet. La lacrymale "Je N'oublierai Jamais", écrite et composée par Nicolas PEYRAC, est déjà plus convaincante, malgré des synthés très variété 80's en France. Les parties de batterie d'Alan Weiss sont, quant à elles, loin d'être les meilleures de Johnny en live.

La reprise du "Poème Sur la 7ème" n'est pas beaucoup plus brillante que l'originale, mais d'abord elle s'insère bien dans le spectacle (même s'il faut avoir le CD complet de 2003) et elle est prolongée par une variation rock instrumentale qui fait la transition entre les deux parties du concert. Car après cette première partie consacrée à La Peur, Mad Max et compagnie, le patron et les musiciens retrouvent un style visuel et musical beaucoup plus simple et épuré.

Les tubes classiques sont joués, même si le vinyle sorti en janvier 83 leur laisse peu de place, en dehors des medleys. Celui des morceaux soul/Motown est agréable, sans plus. Johnny est loin de cette époque désormais, ça se sent. Il est en bonne forme cependant, toujours la même puissance vocale et sex-appeal intact. On préfère le medley rock'n'roll, même si les solos de sax et ceux de Rocky à la guitare sont plus timides que ceux du live de 81. "Whole Lotta Shakin' Goin' On" n'a pas la flamboyance d'antan, mais elle fait son retour logique après le spectacle 76.

"Le Bon Temps du Rock'n'Roll", "Ma Gueule", "Oh ! Ma Jolie Sarah" et "Gabrielle" deviennent habituels et se laissent écouter, sans plus, ils ne manquent pas particulièrement sur le CD. Petite surprise au contraire, "Montpellier", témoignage rare en live d'une chanson de l'album Quelque Part un Aigle (1982), et assez sympa dans cette configuration country. "On se souvient du Palais des Sports en 1976, il était pas mal" dit Johnny au public, "nous voici en 1982, vous êtes magnifiques". Ce concert est pourtant moins marquant musicalement que visuellement, et encore grâce à sa première partie. Du coup, il vaut mieux voir la vidéo !






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Re: 1982

Message par Hello le Mer 16 Jan 2019, 22:32


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19.02.1982 - FLEURY-MEROGIS - Le pénitencier

24.02.1982 - LILLE

25.02.1982 - CHARLEROI - Le palais des Beaux Arts

26.02.8192 - LIÈGE - Liège-Forum

27.02.1982 - BRUXELLES - Le Forest National

01.03.1982 - POITIERS

03.03.1982 - ORLÉANS

04.03.1982 - CAEN

05.03.1982 - ÉVRY

09.03.1982 - GRENOBLE - Chapiteau

12.03.1982 - ÉPINAL - Le parc des expositions

15.03.1982 - ANNEMASSE

20.03.1982 BRESLES (60) (Concert annulé cause météo)

21.03.1982 - VELIZY

00.03.1982 - AVIGNON

00.03.1982 - CHERBOURG (Inauguration du Forum club)

14.09 au 11.11.1982 - PARIS - Le palais des sports (Les samedis et dimanche: matinée et soirée)

26.11.1982 - METZ - Foire international
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