Johnny Hallyday et le grand banquet
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Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 09:11

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Re: 1971

Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 20:44

1971 : le retour à la source


En janvier 1971, Johnny Hallyday entreprend une mini-tournée qui le conduit aux Etats-Unis, au Canada et aux Antilles, en compagnie de Sylvie Vartan. A la fin du mois, c'est la pause aux sports d'hiver : le chanteur goûte aux joies du ski à Courchevel.

En février paraît le 45T "Essayez", avec "C'est écrit sur les murs" en face B. Johnny est alors à Londres, dans ces fameux Olympic Studios déjà testés pour l'album "Je suis né dans la rue".

En mai, le chanteur redevient acteur. Il joue son propre rôle sous la direction de Claude Lelouch, dans une comédie enlevée : "L'aventure c'est l'aventure", aux côtés de Jacques Brel et Lino Ventura notamment. Il interprète aussi la chanson principale du film.
C'est également ce mois-là que paraît le nouveau 45T issu des sessions de Londres : "Oh ma jolie Sarah!" (avec "Que j'aie tort ou raison" en face B). Une chanson dans la lignée du répertoire des Rolling Stones, qui sied particulièrement bien à son interprète et devient instantanément un classique.

En juin, l'album "Flagrant Délit" est chez tous les disquaires. Dix titres splendides, dans le plus pur esprit rythm'n'blues de l'époque, assurés par des musiciens anglais et américaines solides (dont l'organiste Gary Wright, des Spooky Tooth, et Jim Price à la trompette). Les textes sont tous signés Philippe Labro et renvoient à l'Amérique de notre inconscient collectif. Une pierre d'angle dans la discographie hétéroclite du chanteur. Cette réussite artistique se double d'un succès commercial.

L'été est placé sous le signe de la sacro-sainte tournée en France.

Le 21 septembre, Johnny Hallyday investit le Palais des Sports de Paris. Il y restera jusqu'au 14 octobre. Aux dires des spécialistes, il s'agit de l'une des meilleures prestations scéniques de l'idole. Le track-list est essentiellement basé sur les chansons les plus rock enregistrées ces trois dernières années. Il se conclut par un medley rockabilly avec Michel Polnareff au piano.

Début novembre paraît l'album live du spectacle, remixé par l'ingénieur du son des Stones, Chris Kimsey. Un 45T de promotion l'escorte, la chanson inédite "Voyez ce que je veux dire". Un enregistrement rageur et suintant, qui reflète fidèlement les excellents concerts de cette période. En même temps paraît un second extrait de l'album Flagrant Délit, la reprise "mieux que l'originale" de John Fogerty, "Fils de personne". En face B, on retrouve "Il faut boire la source", d'inspiration gospel.


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Re: 1971

Message par Hello le Dim 30 Déc 2018, 23:15






Johnny HALLYDAY - Flagrant Délit (1971)


Pendant très longtemps (jusqu'à Rock & Roll Attitude), Johnny Hallyday a considéré cet album comme le meilleur de ceux qu'il avait enregistré. Preuve que l'homme a du goût car il s'agit de son album le plus rock à ce jour. Aucune ballade pour détourner l'attention mais du blues-rock, du gospel, de la soul, un peu de country et du rock pur et dur.

Il faut dire qu'avec des choristes comme Nanette Workman, Madeline Bell ou Doris Troy ; des musiciens tels Gary Wright, Jerry Donahue, Hugh McCracken, Bobby Keys, Jim Price ainsi que les fidèles Mick Jones et Tommy Brown, il était sacrément bien entouré. La production étant entre les mains de Chris Kimsey, qui venait de travailler avec les Stones sur Sticky Fingers et ça s'entend, il ne pouvait en sortir qu'un grand album.

Au menu du cru Hallyday 1971 nous trouvons en entrée 2 reprises :
Tout d'abord « Fils de Personne », adaptation du « Fortunate Son » de Creedence Clearwater Revival, plus hollywoodien mais aussi virulent et qui convient tout à fait à la voix de Johnny.
« Delta Lady », ensuite, composée par Leon Russel et chantée par Joe Cocker, devient ici « Fille de la nuit », morceau macho, typique du rock de l'époque, récit de la conquête d'une fille inaccessible. Les cuivres claquent, les chœurs rajoutent du piment à un morceau déjà brulant.

Dans les créations, en premier plat, les 4 morceaux apportés par Gary Wright :
Le morceau éponyme, après une intro retenue, nous plonge dans une ambiance Stonienne en diable et rappelle, par la présence de Bobby Keys au saxophone, « Brown Sugar » des cailloux.
« Si tu pars la première », « La loi » et « Que j'aie tort ou raison », autres compositions de Wright, font partie de ces morceaux sur lequel il n'y a pas grand chose à dire, hormis qu'ils sont excellents et contribuent à la couleur de l'album. Gary Wright en est tellement fier qu'il reprendra l'année suivante 3 de ses 4 morceaux sur « Footprint », son second album solo.

Nous arrivons au plat de résistance avec les 2 tubes apportés par le fidèle duo Micky Jones-Tommy Brown:
« Il faut boire à la source » est un solide gospel (dont j'ignore la provenance), introduit par une irrésistible partie de guitare, où les chœurs s'en donnent à cœur joie pour soutenir Johnny qui nous demande de « déchirer son argent, ses papiers et de bruler ses vêtements et ses souliers (…) pour retrouver le torrent de la vie qui coule en nous ».
Est-ce vraiment nécessaire de présenter « Oh ! Ma jolie Sarah » ? Si vous ne connaissez pas, sachez que le morceau démarre par un riff jouissif de simplicité et d'efficacité qui aurait pu rendre Keith Richards jaloux. Le texte de la chanson, comme tout ceux de l'album (ce qui en fait son 1er album « d'auteur »), est de Philippe Labro et colle superbement à la voix de Johnny et à l'image macho qu'il veut se donner en cette année 71.

On a souvent affirmé que J.H. n'avait jamais rien composé, rien n'est plus faux et les 2 morceaux restants en sont la preuve:
« L'autre moitié » est un country-rock rapide dont la saveur rappelle « Mystery Train » par Elvis et dont le texte traite, 24 ans avant Jacques Chirac, de la fracture sociale et de ceux dont on ne parle jamais.
« Tant qu'il y aura des trains » est, sans être une ballade, le morceau le plus calme de l'album et permet de conclure sur une note plus calme.

En conclusion, « Flagrant Délit », enregistré à Londres, est certainement l'album le plus solide de Johnny Hallyday, celui avec lequel il aurait pu devenir une star internationale. Après celui-ci il a encore fait de nombreux bons albums mais aucun de cette ampleur. Dommage !









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Re: 1971

Message par Hello le Lun 31 Déc 2018, 18:30












Johnny HALLYDAY - Palais Des Sports 71 (1971)


L'entrée des années 70 s'est faite en beauté pour Johnny avec les excellents albums Vie et Flagrant Délit. Quoi de mieux pour illustrer cette période qu'un live double (CD simple) qui reprend un nouveau passage mémorable au Palais des Sports ? Quelle pochette bien rock !

Par rapport au précédent, le patron a décidé de resserrer l'attention générale autour de la musique. La présentation est donc sobre, il n'y a pas de mise en scène. De même, le choix des titres ne concerne que les trois derniers albums publiés, à l'exception de "Mal" (album Jeune Homme, 1968) et du medley rock'n'roll final. À noter que durant cette tournée, Johnny et son groupe sont filmés par François Reichenbach qui veut faire un documentaire sur l'idole des jeunes, pour un résultat que les deux principaux intéressés sont loin d'approuver.

Comme souvent avec les concerts de Johnny, le début a de quoi surprendre. Pendant trois morceaux, il n'y a aucune interaction verbale avec le public, pas même un simple "Bonsoir !". Ne parlons pas de la montée en sauce, le début rime avec minimum syndical, de quoi plomber un peu plus ce "Je Suis Né Dans la Rue" légèrement traînant et bien trop soul. Les guitares d'Azoulay et de l'américain Jerry Donahue (qui joue sur Flagrant Délit) sont en arrière pour un titre gras de base. En revanche, Johnny présente son nouveau saxophoniste, René Morizur (pour la génération arrivée dix ans après, c'est l'un des MUSCLÉS), qui s'offre un solo avant de rendre la main à Donahue, quand même ! Le brave René fait souvent des solos, plus que Jean Tosan les dernières années.

Il demeurera aux côtés de Johnny quelques temps, tout comme le pianiste Jean-Marc Deuterre. Des anciens Blackburds, restent les frères Ploquin aux trompettes et l'indéboulonnable Tommy Brown à la batterie et à la direction artistique, du moins pour le moment. J'ai une grande affection pour le jeu de Pat Donaldson à la basse, ce musicien anglais qui a joué sur le dernier album et qui fait partie de FOTHERINGAY avec Donahue et l'immense Sandy Denny. Il y a Sam Kelly aux percussions, déjà présent au spectacle de fin 1967, et qui donne une couleur très SANTANA aux congas, notamment lors du duo avec Tommy Brown, seuls pendant le pont de "Voyage au Pays des Vivants".

Et puis il y a la grande, la sublime Nanette Workman aux choeurs, chanteuse exceptionnelle avec qui Johnny va, pendant plus d'un an, entretenir des rapports plus que professionnels dans le dos de Sylvie. Déjà là, elle est mieux mise en valeur que les autres choristes (accompagnatrices des ROLLING STONES), elle rythme les phrases de transition avec son accent français approximatif. C'est le cas dès "Fils de Personne" et sur "Fille de la Nuit", c'est grandiose. Et cette relance finale du groupe, bon sang !

"Je voulais vous dire qu'eux, elles, nous sommes TRÈS HEUREUX DE NOUS AVOIR AVEC NOUS" lance finalement Johnny au quatrième morceau. Johnny un rien timide au début, qui se lâche peu à peu et gueule de plus en plus, ouf ! Dommage que "Flagrant Délit" ne soit qu'un bonus de l'édition CD, car la transition avec "Voyage au Pays des Vivants" est très naturelle. Ces passes de guitares entre Rolling et Donahue, miam ! Pareil pour celle entre "Essayez" (bien dynamique) et "Si Tu Pars la Première", avec sa folle reprise nébuleuse. Une belle ambiance pour ce passage court, comme le début de "La Fille Aux Cheveux Clairs", même si je trouve les cuivres incongrus sur les passages folk chez Johnny, "Le Pénitencier" mis à part.

René Morizur s'échappe souvent, sur "Mal" (version rapide et très rhythm'n'blues) et "Que Je T'aime", il joue un bon solo de flûte jazzy sur "La Loi". Donahue lance un picking de dingue sur le pont d'"Il Faut Boire à la Source". Bref, une fois le début passé, le concert et les arrangements sont solides, Johnny est de plus en plus performant sur le plan vocal, et puis il y a la cerise sur le gâteau ! Un certain Michel POLNAREFF, non pas un rival depuis quelques années mais un artiste que Johnny respecte et vice-versa, s'était déjà invité au piano sans que ce dernier le sache durant un de ses concerts. Ils planifient l'expérience ici, et le doigté virtuose du maestro ponctue gaiement le medley rock'n'roll final, reprises de LITTLE RICHARD et "Blue Suede Shoes", en apothéose.



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