Johnny Hallyday et le grand banquet
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1967

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Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 09:09

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Re: 1967

Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 21:57

1967 : des costumes taillés sur démesure


Le 14 janvier 1967, Johnny Hallyday prend le volant d'une Ford Mustang pour le rallye de Monte-Carlo. Le véhicule finira contre un arbre dès le 21 janvier.

De nouveaux enregistrements se déroulent en février et mars, à Londres puis à New-York.

En mars sort un nouveau 45T : "Hey Joe", couplé à "Je suis seul", qui deviendra un morceau de bravoure sur scène. On y retrouve aussi "Je crois qu'il me rend fou ton amour", un peu soul, et une jolie balade psychédélique sur lit de cordes, "La petite fille de l'hiver", signée Long Chris.

Le 15 mars, Johnny entame une série de concerts à l'Olympia. Il y restera jusqu'à fin avril. En première partie, Sylvie Vartan. Elle le rejoint pour chanter en duo sur "Je crois qu'il me rend fou ton amour" à la fin du spectacle. Bien accueilli, le nouveau show marque le tournant rythm'n'blues du chanteur. Un live paraît dès le 29 mars, "Olympia 67".

Fin juin paraissent simultanément le 45T "Amour d'été", reprise assez éprouvante du "Love me tender" d'Elvis, et l'album "Johnny 67". Sur le verso de la pochette, Johnny endosse un costume de l'armée britannique et porte à sa bouche une grosse pipe blanche. Peut-être une référence au Sergent Pepper's des Beatles. Sur le recto, l'idole endosse un gilet en fourrure, près d'une Aston Martin DB 7. Le disque n'est pas du même tonneau que "La génération perdue". Moins dense, il se perd un peu à la confluence de styles variés. Mais il y a quand même "Aussi dur que du bois", le "Knock on wood" de Wilson Pickett et une nouvelle reprise de Tim Hardin, la ballade "Je m'accroche à mon rêve", aux cordes parcimonieuses.





Juillet et août sont consacrés à la rituelle tournée d'été. Un nouvel accident de voiture transforme en miettes la Lamborghini Miura que Johnny conduisait avec le photographe Jean-Marie Périer. Tous deux se rendaient à Perpignan pour rejoindre Sylvie Vartan. Ils s'en sortent miraculeusement indemnes.

Fin août paraît le 45T "Petite fille", extrait de l'album. L'écho sera très modeste.

En septembre, Johnny repart à Londres pour enregistrer de nouvelles chansons. Il y croise Jimmy Page, alors en vacance des Yardbirds et sur le point de fonder Led Zeppelin.

En octobre débute le tournage d'un nouveau film : "A tout casser", sous la direction de Jules Berri.
Ce mois-là sort aussi un nouveau 45T : "San Francisco", qui révèle Johnny transformé en hippie. La chanson est l'adaptation à la lettre du standard de McKenzie. On y retrouve, dans le même ordre d'idée, "Fleurs d'amour et fleurs d'amitié". Plus cinématographique, "Mon fils" rappelle l'ambiance des westerns et "Psychedelic" est un excellent morceau de hard rock, où l'on retrouve Jimmy Page.

Le 14 novembre, Europe 1 organise un show spécial au Palais des Sports. C'est le début de la démesure live, avec des centaines de phares de voiture, des bombes de confetti et de fleurs et un Johnny survolté qui finira en syncope. Le lendemain du concert, Paul Guth écrit dans le Parisien : "La carrière de Johnny est construite avec ses poings et les pare-chocs de ses voitures". Un live paraîtra quelques jours plus tard : "Johnny et ses fans au Palais des Sports", très mal mixé dans sa première version.



Le 17 novembre, Johnny s'embarque pour un mois de tournée, en commençant par Lille. Dans son sillage, de nombreuses salles seront détruites.

Dans le même temps, l'artiste démarre le tournage d'un nouveau film. "Les poneyttes", avec Hubert Wayaffe (animateur d'Europe 1) et Sylvie Vartan, ne sortira jamais sur les écrans.

L'année se termine avec la chanson du générique du feuilleton de l'ORTF "Les chevaliers du ciel". On murmure que c'est le jeune Herbert Léonard qui aurait dû enregistrer cette chanson, mais Johnny ne l'avait pas entendu de cette oreille. Est-ce cette voix curieuse à la fin du morceau (les "nananana"), qui semble provenir d'une autre session, qui a alimenté la rumeur?
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Re: 1967

Message par Hello le Dim 30 Déc 2018, 22:56









Johnny HALLYDAY - Johnny 67 (1967)



En 1967, Johnny HALLYDAY a repris du poil de la bête après deux années difficiles, avec "Cheveux Longs et Idées Courtes" il a détrôné ANTOINE qui l'avait provoqué à travers ses "Elucubrations", par un succès égal et consécutif. Une partie du public et de la presse rock salue son retour avec le magnifique album La Génération Perdue, même si les ventes peinent toujours à décoller (25ème au hit-parade, ce n'est pas cher payé). Il enregistre "Les Chevaliers du Ciel", bande originale du téléfilm éponyme, un bon cru dans un domaine de commande.

Vient ensuite ce nouvel album avec sa pochette mi-photo mi-dessin et notre star en uniforme dans un portrait décalé. Elle semble rendre hommage au disque des BEATLES qui bouleverse le monde de la musique pop. Ils n'ont pourtant qu'un mois de différence, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band est de juin, Johnny 67 est de juillet. Et en revanche, pour ce qui est de la renommée ou de la réussite musicale, c'est une autre paire de manches !

Johnny 67 n'est pas un mauvais album, loin de là, mais il est comme une sorte de retombée dans un étalage d'oeuvres qui peuvent constituer une période âge d'or pour HALLYDAY, de manière continue. Beaucoup disent que la fin des années 60-début 70 reste ce qu'il a fait de mieux, voire de bien tout court, mais seuls les disques de 69 et de 71 sont mentionnés. Pour moi, cela part de La Génération Perdue en 66 et grimpe jusqu'à 72-73. Sauf pour ce disque, donc.

Il est rare d'entendre Johnny chanter aigu en forçant, et c'en est parfois déstabilisant, comme sur la relecture pourtant honorable de "Knock on Wood", "Aussi dur que du Bois". Les Memphis Horns, ou section cuivres-phare de la maison Stax, sont de la partie, ainsi que sur "Lettre de Fans".

"Aussi Dur que du Bois" permet à Johnny de s'afficher en personne indépendante et désinvolte par rapport aux sentiments amoureux. Ce qui est d'autant plus remarquable que l'exercice, pourtant géré par deux paroliers différents (ici Georges Aber, le breton avec qui notre blond favori travaille plus volontiers que durant ses premières années), est reproduit. Long Chris écrit dans le même thème sur "Je N'ai Jamais Rien Demandé". En tout cas de ce côté-là, c'est bien fait. La seconde est d'ailleurs une reprise façon Motown et un brin proprette des SMALL FACES, grandioses et avec qui Johnny travaillera dans plus d'un an.

Le tout début de l'album est marqué par les cuivres, mais pas ceux des Memphis Horns, ce sont bien les Blackburds. "Amour d'été" porte une nonchalance qui l'alourdit par rapport au glorieux "Love Me Tender", cela ne débute pas l'album sous les meilleures auspices même si ça reste sympathique. Heureusement, et même si Mick Jones se voit quelque peu supplanté par les cuivres, il y a "J'ai Crié à la Nuit", musique de Johnny et contrepied total des textes libérés mentionnés plus haut.

Il y a de forts beaux moments sur cet album. "Je M'accroche à Mon Rêve", avec le piano délicat de Raymond Donnez sur fond de cordes, nouvelle reprise de Tim HARDIN après l'éclatante "Si J'étais Charpentier". "La Petite Fille de l'Hiver" au chant de Johnny très doucereux sur des paroles de Long Chris, vraiment magnifique. Jones et Brown rythment excellemment "C'est Mon Imagination" (à la base des TEMPTATIONS), un moment épique et une adaptation de Georges Aber réussie. "Son Amour Pour un Jeu" est une autre perle cachée.

Peut-être cet album sonne-t-il un peu fourre-tout, aurait-il mérité davantage de compositions ? Après La Génération Perdue, on regrette l'esprit folk ; les rythmes soul rapides et les arrangements de cuivres fonctionnent moins bien ("Petite Fille" et "C'est Mon Imagination" mis à part) que les moments les plus doux et feutrés. Cependant, cela reste d'un niveau largement positif, juste un peu moins que les autres disques de cette période.



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Re: 1967

Message par Hello le Lun 31 Déc 2018, 18:21








Johnny HALLYDAY - Olympia 67 (1967)



L'album live de Johnny HALLYDAY enregistré à l'Olympia, sorti fin mars 67, est le dernier avant bien longtemps - l'an 2000 précisément -, car sa nouvelle salle fétiche deviendra le Palais des Sports. Avec les Blackburds, le chanteur y reprend de larges extraits de son dernier album et les reprises qui l'accompagnent.

"Le Pénitencier" est la seule chanson ancienne, ce que le public lui pardonne beaucoup plus facilement qu'au moment de son retour de l'armée un an et demi plus tôt ! La fin de ce fameux tube est d'ailleurs folle, lui qui portait déjà en lui les germes d'un rock psychédélique, voilà que les cuivres s'emballent, et encore, ce n'est rien par rapport à la version enregistrée quelques mois plus tard au Palais des Sports !

C'est qu'avec sa section de cuivres, Johnny donne une nouvelle couleur à sa musique, loin des maladresses orchestrales du précédent Olympia, sans hors-sujet. Les chansons semblent construites dans ce moule où les trompettes et les saxos de Tosan, Pisani, Pellegrini, Fuentes et les frères Ploquin reprennent les arrangements employés à la base. C'est beaucoup plus naturel et pourtant sur "La Génération Perdue", le morceau, ils remplacent les violons. Ce n'est pas du meilleur effet (difficile d'égaler la fantastique version originale !), mais ça sonne.

Le patron démontre, en plus du psychédélisme et de ses favoris velus de nouveau beatnik, son identité soul de plus en plus forte, au diapason avec son amour pour le rock'n'roll, et en pleine libération sexuelle à laquelle le milieu des années 60 est si favorable. Dès le début sur "Les Coups", adaptation de "Uptight (Everything's Alright)" (Stevie WONDER), il transpire, il donne l'impression de vivre un orgasme en direct avec ses "Han ! Han !", en pleine fiesta de cuivres et de rythmique.

Certains moments sont retirés du pressage original de ce live, comme "Maintenant ou Jamais" ("If You Gotta Go, Go Now" de Bob DYLAN, adapté par Gilles Thibaut) et des titres que l'on retrouve sur l'album studio à venir. En revanche, "Hey Joe", déjà paru en EP quelques jours plus tôt en mars, est bien présent.

Depuis la fin de l'été 66, Johnny s'est lié d'amitié avec ce jeune guitariste noir qui marque à jamais le monde de la guitare électrique et le prend sous son aile, le fait jouer en première partie sur quelques dates. Jimi HENDRIX vient tenir la guitare (acoustique !) sur la version studio de cette composition de Billy ROBERTS, puisqu'elle n'est pas de lui non plus. Sans égaler la classe d'HENDRIX, la version live de Johnny est intéressante pour son final plus rock que blues, avec la basse de Gérard "Papillon" Fournier qui opte pour une rythmique boogie.

Johnny met comme toujours le public dans sa poche : "Vous êtes en forme ? remarquez demain c'est dimanche, vous pourrez être fatigués", "Les Blackburds sont dirigés par Le Dom Juan de l'orchestre, après moi : Mick Jones !", le tonitruant et rituel "Que croyez-vous qu'Il dirait s'Il savait ?" sur "Cheveux Longs et Idées Courtes", ponctué par un solo d'harmonica.

En marge de ce live déjà excellent, il a fait quelques modifications pendant cette tournée : "Jusqu'à Minuit", reprise de Wilson PICKETT ("In the Midnight Hour") n'est plus l'un des fers-de-lance des clôtures de concert, ramené à deux minutes au lieu de cinq. Le final se fait avec Madame Smet-VARTAN, Sylvie pour les fans, sur "Je Crois Qu'il Me Rend Fou" / "Such a Fool for You", où elle est bien loin d'égaler Tina TURNER, alors qu'un Johnny vaut bien un Ike !






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Re: 1967

Message par Hello le Lun 31 Déc 2018, 18:23










Johnny HALLYDAY - Johnny Au Palais Des Sports (1967)


En pleine période 1967-68, Johnny HALLYDAY suit la nouvelle génération de rockeurs-rêveurs chevelus, jusque sur ses pochettes. On avait pu remarquer l'évolution de la typographie à partir du live à l'Olympia sorti au début de l'année, ou alors les pochettes d'EP/singles avec des chemises bariolées, l'hommage aux BEATLES déjà sous LSD pour le dernier album studio...

Le lieu change, en revanche. Même s'il la fréquente depuis ses débuts, Johnny fait des infidélités à Coquatrix, et la salle neuve du Palais des Sports dans le 15ème arrondissement de Paris devient sa favorite : l'acoustique est la meilleure de la capitale, tout comme la capacité d'accueil (5000 personnes). Il en sera ainsi pendant plus de quinze ans.

Deux live en sept ou huit mois, c'est beaucoup, surtout qu'on retrouve des morceaux doublons : "Noir C'est Noir", "Les Coups"... Cela suit le rythme effréné de la carrière de Johnny, à 1000 à l'heure, et d'ailleurs un accident de voiture survenu au mois d'août a bien failli lui coûter la vie (ainsi qu'au photographe Jean-Marie Périer), second risque majeur en moins d'un an, involontaire cette fois.

En concert, il est aussi cent pour cent et tout en sang. Après l'introduction instrumental de "Lucille" par l'orchestre, la basse souligne les pulsations de son coeur de bête de scène sur l'intro "Les Coups", mieux qu'elle ne le faisait à l'Olympia. Sur la soul rhythm'n'blues de "Petite Fille", les cuivres et les percussions sont de fête.

Un mois avant ce live paru en novembre 67, Johnny avait fait paraître en single sa propre version du célébrissime "San Francisco" de Scott McKENZIE, ballade folk qui rend hommage aux hippies et à leurs "fleurs dans les cheveux", idée qui n'est reprise qu'à la fin de l'adaptation. Cette reprise, outre une coda parisienne pour s'inscrire dans le mouvement pacifiste, n'amène franchement que le plaisir d'entendre Johnny la chanter, et une partie d'orgue flamboyante par l'excellent Raymond Donnez, comme il en fait depuis "Le Pénitencier". Cette dernière, par ailleurs absente du pressage original, était encore plus folle qu'à l'Olympia.

Sur l'EP de "San Francisco", il y avait aussi "Psychedelic" - un certain Jimmy Page à la guitare ! - ainsi que "Fleurs d'Amour et d'Amitié", deux titres qui parlent d'eux-mêmes. Le deuxième n'est pas essentiel mais il s'insère bien dans la set-list. On regrette l'éviction de "Psychedelic" où Mick Jones fait une entrée et un solo grandioses ! Il y a aussi "Mon Fils", dernière chanson la plus récente et le public aussi d'ailleurs, qui l'acclame dès l'introduction, véritable plaidoyer émotionnel anti-guerre et que Johnny transporte comme il sait le faire. Du coup, il défend mieux l'EP que l'album Johnny 67...

Le concert n'est pas particulièrement brillant malgré la fièvre qui hante les musiciens, d'autres moments sont supprimés (ajoutés lors de la réédition) comme "Jusqu'à Minuit" ou "Confessions" mais ce n'est pas plus mal, qualitativement d'abord et parce que ç'aurait fait d'autres doublons. En revanche, à la fin, il y a cette version terrible de "Lucille" que Johnny garde en anglais, qui dure 11 minutes et où on a droit à de bons solos par Jones, Tosan, Pisani... Le patron prépare bien le terrain pour son futur show qui marque la fin des années 60, dans cette fameuse salle !



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