Johnny Hallyday et le grand banquet
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1963

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Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 09:08

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Re: 1963

Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 22:20

1963 : l'idylle des jeunes


En janvier 1963, nouveau line-up. Deux ex-membres du groupe de Vince Taylor rejoignent les Golden Stars, le batteur Bobby Clarke et le guitariste rythmique Ralf Di Pietro.

Johnny part à Londres en février pour enregistrer un nouvel album.

Le 1er mars est publié le 45T "Tes tendres années", aux accents country. La chanson est couplée à la reprise d'Eddie Cochran "Something Else", rebaptisée "Elle est terrible", qui deviendra l'un des hymnes rock de la star. L'expression pimentera aussi ses apparitions publicitaires.

Ce même mois, il donne un concert à Amsterdam, aux Pays-Bas. Vingt minutes pour conquérir le public batave, d'un "Retiens la nuit" fébrile et passablement maladroit à "I got a woman", formidable d'énergie.




En avril sort le nouvel album, "Les Bras en Croix". Il n'y a pas que du rock sur ce disque aux arrangements assez riches. Le 45T du même nom est publié début mai, couplé à des airs lorgnant vers la variété tels que "Quand un air vous possède".



En mai débute une mini-tournée pour la promotion de l'album. Johnny fera une syncope à Roubaix. En même temps, la romance avec Sylvie Vartan est officialisée. Les deux tourtereaux s'étaient rencontrés début 1962.

En juin débute le tournage du film "D'où viens-tu Johnny?", dans les rizières camargaises. Sylvie Vartan joue à ses côtés, de même que Fernand Sardou, papa de Michel. Une tirade mémorable dans ce polar qui sent le pastis : "Refléchir, c'est quelque chose que je ne peux pas faire".

Le 22 juin, Johnny est en haut de l'affiche avec "La Nuit de la Nation", un concert en plein air organisé par Europe 1. Le concert dégénère. Résultat : des arbres arrachés sur la place de la Nation, des voitures renversées. Un bel exercice d'entraînement pour Mai 68.

C'est aussi à ce moment que paraît le nouveau 45T : "Da dou ron ron", couplé avec "Douces filles de seize ans", adaptation du "Sweet little sixteen" de Chuck Berry, reprise à bon compte par les Beach Boys en "Surfin' USA" .

Une tournée d'été musclée sillonne la France en juillet-août. Le 14 juillet à Trouville, Johnny s'essaie à une Marseille rock, bien avant la version reggae de Gainsbourg.

Le 15 septembre, Johnny et Sylvie partent se reposer aux Etats-Unis.

Le 17 octobre, le film "D'ou viens-tu Johnny ?" sort sur les écrans. Il est couplé avec la parution du nouveau 45T : "Pour moi la vie va commencer", signée Jean-Jacques Debout, et titre-phare de la B.O. On y trouve aussi un flamenco, "Ma guitare", un rock de circonstance "A plein coeur" et le slow de rigueur, "Rien n'a changé". Ce disque restera classé jusqu'en avril de l'année suivante. A noter que la guitare acoustique sur "Ma guitare" est tenue par le futur leader d'un certain groupe gitan, les Gypsy Kings...

En novembre, le chanteur débute une nouvelle série d'enregistrements, à Nashville d'abord, puis à Paris.
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Re: 1963

Message par Hello le Dim 30 Déc 2018, 22:17



Johnny HALLYDAY - L'idole Des Jeunes (1963)



Après son passage à l'Olympia, Johnny HALLYDAY passe une année 1963 pépère, pendant laquelle il flirte avec Sylvie (qui vient de faire paraître son premier album, succès énorme et bien entretenu par leur liaison) et maintient sa popularité, meme si des doutes se manifestent. Claude FRANÇOIS vient de débarquer depuis quelques semaines avec "Belles ! Belles ! Belles !" qui fait un raz-de-marée, et notre blondinet favori a été déclaré apte au service militaire, pour plus tard.

Avant de laisser passer le temps et de se faire oublier, sa hantise lui fait chanter "L'Idole des Jeunes", son troisième titre à classer dans l'anthologie de ce qu'il a fait de meilleur et de plus populaire. On avait déjà pu l'entendre en live, cette magnifique interprétation plus-fidèle-tu-meurs en français de "Teenage Idol", chef-d'oeuvre interprété par Ricky NELSON, écrit par Jack Lewis et adapté par le Marseillais Ralph Bernet. La musique reprend l'idée de "Retiens la Nuit", un slow au rythme exotique, sans saxo pour le coup mais avec cordes, piano délicat et chant caressant, en accord avec le propos doux-amer de la star tant enviée mais seule, si seule...

Absents ou dilettantes sur les disques précédents, Jil et Jan adaptent "Somethin' Else", chanson d'Eddie COCHRAN, en "Elle Est Terrible", chanson dédiée à l'autre femme de l'homme, le vrai : la voiture ! L'idée est très bonne et assez caustique si on ne la connaissait pas et qu'on s'en tient au titre. Johnny passe souvent pour un artiste beauf' et ce n'est pas toujours gratuit, mais là c'est juste trop bon ! Bien entendu, le son lourd du grand COCHRAN est difficile à reproduire totalement, mais ne chipotons pas, et notre chanteur met les mains dans le cambouis.

HALLYDAY avait déjà fait une reprise de "Tender Years" (George JONES) un an plus tôt pendant son expérience à Nashville, mais le single était resté inédit dans une poignée de pays et il chantait en anglais. La nouvelle version en français est le troisième morceau à retenir du présent opus. "Tout Bas, Tout Bas, Tout Bas" a été jouée à l'Olympia, mais elle rend mieux ici.

Puis Johnny nous refait le même délire qu'avec le twist un an et demi plus tôt, avec la nouvelle danse à la mode, le "mashed potatoes" ou "purée de pommes de terre". Dérivée du twist, comme le madison, le loco-motion (coucou Sylvie !) et le hanky-panky, il s'agit surtout d'un divertissement passager, qui s'adresse au plus grand nombre et où il n'est pas besoin d'employer son cerveau sauf pour retenir les mouvements. On sait combien Johnny est un excellent danseur, et donc là il refait son prof de danse le temps d'un ou deux morceaux. Il reprend "Little Bitty Pretty One" de Thurston HARRIS et "Mashed Potatoes Time" de Dee Dee SHARP, qui au moins n'emploient pas de choeurs trop délirants.

Petite baisse de régime sur la seconde partie de ce 33 tours 25 cm, le premier de l'année 1963 pour Johnny qui, heureusement, ne fera plus beaucoup de pub pour des danses et des modes éphémères dans les années à venir et jusqu'à la fin de la décennie 70. Tant qu'il n'oublie pas le rock'n'roll !












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Re: 1963

Message par Hello le Dim 30 Déc 2018, 22:19













Johnny HALLYDAY - Les Bras En Croix (1963)


Les Bras en Croix est le quatrième 33 tours 30 cm publié par Johnny HALLYDAY, après Nous les Gars Nous les Filles et Salut les Copains en 1961, puis Sings America's Rockin' Hits en 62. Ce ne sont pas tous les artistes qui peuvent se permettre des gravures sur ce support prestigieux, alors le chanteur et sa maison de disques Philips surfent sur le succès de "L'idole des Jeunes".

Ils font bien dans un sens car, comme pour le disque précédent, la chanson qui est réutilisée comme titre est la meilleure idée proposée parmi les nouvelles. De plus, c'est une composition d'HALLYDAY et de Jil et Jan, une des dernières d'ailleurs. L'ambiance western, les vautours de l'Oklahoma et du Texas planent sur ce morceau acerbe à la mélodie porteuse, ce désir de vengeance envers l'homme qui a ravi la femme du narrateur.

Parmi les nouveautés fraîches et sympathiques, il y a "Dis-Moi Oui" et son rythme folk/country excellent, mené de main maître par la guitare de Big Jim Sullivan. C'est le groupe des London All Stars qui accompagne le chanteur sur cet album, dont on apprécie la chaleur du son. Il y a quelques doublons par rapport au 25 cm L'idole des Jeunes, sorti deux semaines plus tôt à peine, mais rien de méchant, et ce sont souvent les meilleures ("Elle Est Terrible", "Tes Tendres Années", "Poupée Brisée").

On aurait pu se passer de réentendre "Mashed Potatoes Time", ainsi que de cette reprise bancale de "You're Sixteen" que Johnny chantait mieux en anglais sur l'album de Nashville. "T'as qu'seize ans, t'es jolie, et rien qu'à moi", c'est d'un convenu ! Plus scolaire tu meurs ! Musicalement, c'est bien fait, mais côté adaptation, à part pour entendre HALLYDAY crooner enseigner le sens de la chanson aux français, l'intérêt est hyper limité, pour ne pas dire inexistant.

Le slow "Quitte Moi Doucement" montre le meilleur de la collaboration entre Johnny et les Breakaways, choristes sur l'album, ainsi que le pianiste Reg Guest. Ce musicien est mieux mis en avant que tous les autres qui ont tenu les claviers sur les disques de Johnny jusqu'alors, et c'est ensemble qu'ils introduisent la jolie "Quand un Air Vous Possède".

La beauté de la voix du chanteur sur ces titres, conjuguée aux guitares solistes et aux envolées de cordes font de ce disque un bon cru, avec une belle ambiance, sans doute due à l'emploi de musiciens anglo-saxons. Un des meilleurs de Johnny à ce stade de sa carrière.



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Re: 1963

Message par Hello le Dim 30 Déc 2018, 22:20








Johnny HALLYDAY - Da Dou Ron Ron (1963)

On prend les mêmes et on recommence ! Juste quelques-unes. Comme c'est la tradition durant les trois/quatre premières années discographiques de l'idole des jeunes, un 33 tours 25 cm récupère des titres extraits de support 30 cm (et inversement). Après Les Bras en Croix publié en avril 1963, Da Dou Ron Ron sort en septembre, précédé d'un EP en juin seulement. Les délais qui séparent les parutions sont pour le moins curieux, des fois c'est un jour spécifique pour deux supports à la fois, parfois une semaine, parfois trois mois.

L'année 1963, plutôt tranquille en termes de disques, est drôlement rythmée sur le plan des concerts de l'infatigable Johnny. Il cause parfois des troubles, quand il se rend au Liban pour une tournée annulée avant même de commencer, ou lors du concert de juin, gratuit et donné pour l'anniversaire du magazine Salut les Copains ! avec Sylvie chérie, Richard ANTHONY et les CHATS SAUVAGES (des bandes rivales se fritent en banlieue).

En tout cas, l'EP de juin propose les quatre nouvelles chansons que l'on retrouve sur ce 33 tours 25 cm, en plus des quatre déjà présentes sur Les Bras en Croix. Il y a bien sûr la reprise du tube des CRYSTALS mise en exergue, "Da Dou Ron Ron", mais disons-le franchement, c'est la moins bonne de la sélection, y compris par rapport aux chansons de l'album précédent. Le saxophone de Jean Tosan se mouille un peu et mieux qu'ailleurs, mais malgré le concours des voix des Swingle Singers, ce n'est pas une grande réussite. Peut-être le son cotonneux y est-il pour beaucoup ?

L'autre "grande" reprise est plus appréciable, celle de "Surfin' U.S.A." des BEACH BOYS qui cartonnent depuis quelques mois. "Douces Filles de Seize Ans" n'est pas un modèle d'adaptation (les refrains sont souvent beaucoup trop scolaires ou bancals dans ces cas-là, n'est pas Long Chris qui veut, comme on le verra plus tard !), mais c'est toujours mieux que "T'as Qu' Seize Ans"/"You're Sixteen" sur Les Bras en Croix.

De ce dernier disque, certaines des meilleures chansons sont retenues, et vu que les nouvelles sont très bonnes également, on peut se montrer clément sans mal avec cette galette d'un intérêt relatif. "Je Ne Danserai Plus Jamais" est excellente avec son rythme tango inhabituel pour Johnny et son arrangement épique. "Comme une Ombre Sur Moi", avec une très bonne partie de basse conjuguée aux guitares country, complète cette courte sélection efficacement. Garçon, la suite !




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Re: 1963

Message par Hello le Mer 02 Jan 2019, 21:53






Johnny HALLYDAY - D'où Viens-tu Johnny ? (1963)



AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

La carrière au cinéma de Johnny HALLYDAY n'est marquée que par quelques hauts faits parmi lesquels on peut compter D'où Viens-Tu Johnny ? de Noël Howard, connu pour être réalisateur de seconde équipe (cascades, effets spéciaux...) et notamment pour Lawrence D'Arabie l'année précédente.

Le film ne figure pas dans les annales du 7ème art, avec un scénario peu palpitant : Johnny, enrôlé dans un trafic de drogue qu'il ne cautionne guère, fausse compagnie à des malfrats parisiens et va se réfugier en Camargue, chez son oncle et sa tante. Il s'intègre rapidement mais les malfrats ont suivi Gigi, sa petite amie (Sylvie VARTAN), venue le retrouver...

L'intérêt de ce film est double : en dehors de la musique, il faut entretenir le culte de l'idole des jeunes, afin de l'élever au rang d'un James Dean français (jusque dans la veste à carreaux et les cheveux gominés), et à côté de ça on vante la vie en Camargue et ses paysages, ses gitans, ses gardians, ses chevaux et ses taureaux... Et le soleil incessant de Provence qui s'étire jusque dans les plaines immenses de la plus belle des banlieues, celle des deux communes les plus grandes de France (Arles et les Saintes-Maries-de-la-Mer se partagent la région).

Il y a donc une vocation touristique, quasiment documentaire et retransmise avec un goût pour le pitoresque (la manade, l'accent et la verve provençale, les fêtes gitanes). Johnny, jeune rockeur blanc-bec qui se la raconte au début à Paris au milieu des costards-cravates (séquence en noir et blanc), évolue naturellement dans un décor en couleur tourné en CinemaScope, entre les étangs et dans les rues des Saintes-Maries-de-la-Mer, reçu comme une star parce qu'il est de la famille et qu'il n'est pas venu depuis longtemps.

L'entrée de Johnny au pays et sa sortie forcent le sourire, puisqu'il est à pied, "lonesome cowboy" jamais sans sa guitare néanmoins ! Il monte à cheval aussi bien sûr, mais difficilement, faute d'expérience en la matière (c'est autre chose que le cyclomoteur !) ; il joue au gardian que Paris n'a visiblement pas rouillé. Bref, il a une image de jeune rockeur sympathique et que tout le monde aime, dans une ambiance western. Rappelons d'ailleurs que les premier films de ce genre avaient été tournés dans le delta français, équivalent du Mississippi, à l'époque du cinéma muet d'avant-guerre (lire l'excellent livre Le Western Camarguais, paru chez Actes Sud en 2016).

Côté musique, il y a le fameux "Pour moi la vie va commencer" écrit par Jean-Jacques DEBOUT, qui apparaît dans un petit rôle, et interprété durant la première chevauchée fantastique, avec une mélodie efficace et une élégance tout naïve. Cependant, les thèmes musicaux propres à l'identité musicale première de Johnny (le rock'n'roll) ne sont pas de très bonne qualité, "À Plein Coeur" au début à Paris ne vaut que pour la participation de ses musiciens habituels et son jeu de passe vocale avec Sylvie VARTAN.

On préfère les moments où Johnny chante des ballades mélancoliques à la Elvis ou Ricky NELSON dans le crépuscule méditerranéen ("Rien N'a Changé") ou alors "Ma Guitare", mélange de country et de guitares flamenco. Ricardo Baliardo alias Manitas DE PLATA, le célébrissime guitariste gitan, joue sur un de ces titres empreints de folklore. C'est un point fort de la bande originale, sa diversité, même si les thèmes orchestraux d'Eddie VARTAN, frère de Sylvie, plaisent peu au final, entre classique (le magnifique thème de Magali), fanfare et country.

La principale qualité de film, c'est de voir des décors naturels splendides et un Johnny, acteur plus charismatique que technique, très bien entouré. Sylvie, égale à elle-même, lui offre sa présence rassurante jusque dans le dénouement sans même qu'il s'en aperçoive. Parlons surtout de Pierre Barouh et de la magnifique Evelyne Dandry (Magali la brune), de Henri Vilbert en patriarche au bagou et à l'accent fort, ainsi que du "shérif" ivrogne mais déterminant, Fernand Sardou, le père de Michel. Ces acteurs évoquent forcément les films de Marcel Pagnol avec Raimu, Fernandel...










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