Johnny Hallyday et le grand banquet
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1962

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Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 09:07

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Re: 1962

Message par Hello le Mer 26 Déc 2018, 22:24

1962 : l'année américaine


En janvier 1962 est édité le 45T "Retiens la nuit", signé Garvarentz/Aznavour. C'est le premier slow vendeur de Johnny le rocker. L'option "tendresse", portée ici avec beaucoup de candeur, se répètera souvent, avec plus ou moins de bonheur.

En février, Johnny lance une ligne de pantalons "Twist". On avait apprécié son costume lamé bleu sombre à l'Olympia. Le public y adhérera le temps que dure la mode, c'est à dire... quelques mois. La création vestimentaire est assortie d'un disque instrumental de son nouvel orchestre (on ne dit pas encore "groupe"), les Golden Stars. Johnny joue de la guitare sur deux titres, "Rebel Rouser" et " Last Night".

Au même moment, le chanteur s'envole de l'autre côté de l'Atlantique. Pour son premier voyage professionnel aux Etats-Unis, il s'offre les studios de Nashville pour y enregistrer un album entier en anglais, "America's rockin' hits".

De ces sessions sort en mars le 45T "I got a woman", qui sera également publié aux USA le mois suivant.

En avril paraît le 45T hybride "Serre la main d'un fou". Le mot "fou" reviendra souvent dans le lexique des chansons de Johnny. On trouve aussi la chanson "Dans un jardin d'amour" et Johnny lance déjà une nouvelle danse en France, le Madison. L'album en anglais sort dans la foulée, le 20 avril. Il ne séduira que partiellement son public, mais il confirme l'image rockeuse de la jeune star avec une série d'originaux tels que "Maybelene", "Be bop a lula" ou encore "Blueberry Hill".




En juin Johnny fait la Une du premier numéro d'un magazine musical qui emprunte son titre à son premier album chez Philips : "Salut les copains!". Ce mois-là sort aussi un nouveau 45T, "Madison Twist", qui se fait voler la vedette par deux autres titres plus forts : "Pas cette chanson" et "Hey Baby!".

Durant tout l'été, le chanteur sillonne les routes de France pour une grande tournée très mouvementée.

Début octobre, c'est la carte du tendre qu'on nous ressort avec le nouveau 45T "L'idole des jeunes", qui fera date. La chanson "C'est le Mashed Potatoes" en face B refait le coup du twist et du madison. Sur le recto de la pochette, Johnny montre comment pratiquer cette nouvelle danse à la mode aux Etats-Unis. En octobre également, un gala est donné à Bruxelles. A défaut d'Amérique.

Le 25 octobre, Johnny s'installe à nouveau à l'Olympia. Il y restera jusqu'au 12 novembre. Un live en sera extrait, "Olympia 62", révélant l'énergie déployée sur scène.

En décembre est extrait de ce live le 45T "La bagarre", l'un des clous du spectacle puisque Johnny y met en scène une rixe contre des voyous.
Ce même mois voit le chanteur participer au Noël de l'Elysée : Johnny est officiellement reconnu par les hautes institutions. Il s'offre un beau cadeau : une Ferrari Scagliati gris métal
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Re: 1962

Message par Hello le Dim 30 Déc 2018, 22:11












Johnny HALLYDAY - Retiens La Nuit (1962)


L'année 1962 est limitée en publication de disques pour Johnny HALLYDAY, contrairement à la précédente. Il faut dire qu'il est un peu ailleurs, en concert bien sûr, mais pas que. Jouez hautbois, il a trouvé sa moitié ! Catherine Deneuve n'était qu'un désir passager le temps d'un film en commun et de plus insatisfait, sachant qu'elle était en ménage avec le réalisateur. En revanche, il voit chanter Sylvie VARTAN à l'Olympia au mois de décembre 61, il en tombe raide dingue et il se fait présenter par Eddie, le frère et manager de la belle. Elle est déjà avec Jean-Jacques DEBOUT, mais ça ne fait rien. Le pauvre Jean-Jacques sent qu'il ne fait pas le poids et se retire de la course. Débute alors une des relations les plus houleuses du show-business français, et qui ne prendra fin qu'en 1980.

Donc, notre Johnny qui n'a même pas encore vingt ans est trop occupé pour créer et même pour adapter des chansons. Les enregistrements sont limités, sachant que le présent 33 tours 25 cm, l'un des deux seuls publiés cette année 1962 (et uniquement sur le premier semestre) est constitué presque exclusivement de chansons déjà parus sur Salut les Copains !, l'album précédent de Johnny.

On retrouve donc "Retiens la Nuit", tube dont le single se classe en tête des ventes au printemps 62, et cinq autres chansons de Salut les Copains ! sur lesquelles nous ne reviendrons pas. Il y a en revanche deux morceaux inédits dont on peut parler. "La Faute au Twist" n'est pas bien reluisant, peut-être cela a-t-il quelque chose de significatif dans la mesure où Johnny semble se désintéresser d'une mode dont l'apogée se trouve déjà derrière.

Il y a néanmoins sa version de "Ya Ya Twist", un standard qu'il reprend d'une manière étrangement soft (calme), alors que son caractère sulfureux promettait bien davantage de sa part. Il paraît presque aussi sage que son rival Richard ANTHONY, dont l'accent franchouillard pour un texte américain vaut à lui seul le coup d'oreille. Aucune des deux versions ne vaut celle, brillante et torride, de Petula CLARK, à qui on pardonne cette fois l'accent français approximatif ! Si on a déjà le 30 cm Salut les Copains !, il n'est pas nécessaire de s'attarder sur celui-ci.

Le twist continue d'être joué, mais maintenant, c'est un de ses enfants, le madison, qui prend le relais. Johnny lui consacrera son deuxième 25 cm quelques mois plus tard, avec un 30 cm entre les deux. La guéguerre des supports continue. Et c'est tout, ou presque. À noter qu'une semaine avant Retiens la Nuit, le groupe instrumental THE GOLDEN STARS publie un EP, une expérience parallèle pour notre Johnny qui officie non pas au chant mais à la guitare soliste ! C'est amusant de l'entendre jouer avec sa technique limitée mais honorable pour un morceau comme "Last Night", un madison justement et un tube qui a passé le cap des décennies (vous l'entendez et le dansez encore actuellement à chaque fête ou karaoké, remixé par Chris ANDERSON & DJ ROBBIE).




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Re: 1962

Message par Hello le Dim 30 Déc 2018, 22:13





Johnny HALLYDAY - Sings America's Rockin' Hits (1962)


On a beaucoup parlé de Johnny il y a quelques années, quand son changement de nationalité a résonné comme un désamour pour la France. Il n'a pas attendu les années 2000 pour montrer qu'il était d'ailleurs, et sans lui prêter de telles intentions à ce moment-là, c'est aussi sur un coup de tête qu'il se barre aux Etats-Unis en 1962, avec sa nouvelle chérie Sylvie pour le soutenir.

L'idée est d'enregistrer un album de standards country/rock'n'roll à Nashville, Tennessee en s'appuyant sur de grands musiciens. Et, grande première pour le marché français, ce disque est uniquement chanté en anglais. On connait la délicatesse des oreilles du public de l'Hexagone, et pour ne pas que ce disque fasse un flop monstrueux, Philips le fait publier dans de nombreux pays anglo-saxons, mais aussi latins (Italie, Espagne, Pérou, Chili, Argentine), des Pays-Bas jusqu'en Israël et même au Japon.

Les musiciens sont des requins de studio, certains jouissent d'une certaine popularité à l'internationale, comme les Jordanaires, choristes du King Elvis PRESLEY, l'harmoniciste Charlie McCoy qui a brillé auprès de Roy ORBISON. Le saxophoniste Homer "Boots" Randolph grave un an plus tard le célébrissime solo du générique du Benny Hill Show. Quand on vous dit que Johnny sait s'entourer...

Peut-être que parfois, justement, il sait trop bien s'entourer, par rapport à ce qu'il est capable de faire. On n'est plus dans un studio parisien avec des musiciens certes talentueux mais d'un autre contexte, d'une autre influence. Là, on est à Nashville, le sacro-saint sanctuaire de la musique américaine qui s'étend jusqu'au sud du Mississippi. Bon c'est vrai que des jeunes français qui n'ont pas vingt ans et qui se retrouvent avec une telle responsabilité, il n'y en a guère...

Est-ce une simple déclaration enflammée à ses amours artistiques, ou est-ce qu'il y a volonté pour notre Johnny d'accomplir un tour de force afin de charmer Sylvie qui regarde derrière la vitre du studio ? Parce que, si son attention est détournée ou non, en dépit de sa voix magistrale et de son talent d'interprète, il apparaît comme encore amateur, notre blondinet. Pas tout le temps bien sûr, en atteste sa reprise correcte du torride "Maybellene".

Mais l'accent Johnny, l'accent ! Certes, il n'aura jamais cette qualité première, mais là, c'est particulièrement flagrant, dès le début de l'album. C'est en grande partie ce qui fait qu'une telle reprise de "Blueberry Hill" apparaît indigente, Fats DOMINO ne s'en relèvera pas la nuit. Musicalement, les musiciens sont au top, alors que notre ami a parfois du mal à les suivre. Il y a une sorte d'impureté dans un cocktail de maître, et c'est le goût principal qui en ressort, ça dénature. Les excellents soli de saxophone, de guitare ou d'harmonica, les choeurs non plus n'y changent rien.

On peut écouter pour le charme, Johnny crooner comme un blanc sur "I Got a Woman", loin de la fièvre de Ray CHARLES, rapprocher son timbre de celui de Johnny BURNETTE sur "You're Sixteen". Une tournée a lieu aux States, incluant un passage et un "Hey Pony" réussi au Ed Sullivan Show.

Quatre morceaux disparus car édités en singles dans certains pays seulement (Yougoslavie, Afrique du Sud) ajoutés lors de la réédition CD du disque, ce qui permet d'entendre "Retiens la Nuit" en version ballade western mignonnette ("Hold Back the Sun"). Ils sont même meilleurs que certains titres parus sur l'album, comme le prouve "Hound Dog".

3 étoiles, pour le côté inédit à l'époque, mais c'est bien payé.








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Re: 1962

Message par Hello le Dim 30 Déc 2018, 22:15










Johnny HALLYDAY - Madison Twist (1962)


Le mois de juin marque la fin des albums originaux de Johnny HALLYDAY pour l'année 1962. Année faste puisqu'il a rencontré Sylvie VARTAN, refusé les BEATLES pas encore célèbres comme groupe d'accompagnement (de ses propres dires, en tout cas !) et a pu réaliser une partie de son rêve en enregistrant un album aux Etats-Unis, la terre promise (Singing America's Rockin' Hits), au mois d'avril. En France, ce 33 tours 30 cm, malgré l'absence de chanson en langue de Molière, obtient tout de même une bonne place dans le classement des ventes, la 20ème.

Retour au support des 25 cm avec Madison Twist, dédié à l'une de ces fameuses danses qui s'impose après le succès du twist l'année précédente et de façon durable. Plus tard, Johnny nous parlera de la "purée de pommes de terre" (mashed potatoes), mais c'est vraiment le madison qui reste en tête. Votre femme, jeune ou moins jeune, le danse encore aujourd'hui avec ses copines et à chaque fête ou karaoké, dès que résonnent les cuivres, les onomatopées folles et la rythmique au son dance de "Last Night", entre deux tubes pop-électro...

"Les copains ! Qu'est-ce qu'on va faire aujourd'hui ? Aller au cinéma ? Boarf, c'est la barbe...", HALLYDAY est trop américain dans l'âme pour avoir besoin de faire son Parisien, et pourtant c'est ainsi qu'il commence son album ! Il donne même rendez-vous à Sylvie... Cette version est très fidèle, en style et en qualité, à l'originale de Sam MOORE et interprétée par Johnnie MORISETTE, "Meet Me at the Twistin' Place", même si on pense avec émotion à celle plus lente et ultérieure de MOORE seule, où "twistin' place" devient "Mary's place".

Si Johnny vante le madison, ce sont bien là ses premiers pas dans la soul auxquels on assiste, et avec un certain bonheur. Contrastant avec la futilité du texte, le chanteur dont on a pu noter le timbre de plus en plus musclé depuis quelques disques, s'offre une échappée vocale en voix de tête tellement bien faite que l'on croirait entendre une femme...

La suite de l'album est pépère, y compris en termes de qualité, relativement élevée de façon générale à un ou deux titres près. HALLYDAY décroche un mini-tube avec "Laissez-Nous Twister" et à part son côté festif, force est de constater que l'engouement ne pouvait qu'être éphémère pour ce genre de chansons.

Madison Twist se distingue grâce à une reprise plutôt sympa de "Hey! Baby!", le tube de Bruce CHANNEL. Les élans country de "Serre la Main d'un Fou", dynamisés par le saxophone et les choeurs, et de la ballade "Une Fille Comme Toi" offrent de bons moments aussi. On trouve des arrangements de cordes et les titres comme "Pas Cette Chanson" révèlent des adaptations meilleures qu'à l'accoutumée.

Même si cela reste léger, c'est le signe que Johnny HALLYDAY, en suivant le rythme de son expérience, propose peu à peu des disques aux arrangements et à la réalisation mieux maîtrisée. Rendez-vous en 1963






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Re: 1962

Message par Hello le Lun 31 Déc 2018, 18:18










Johnny HALLYDAY - Johnny à L'olympia (olympia 1962) (1962)



Seconde performance de Johnny HALLYDAY à l'Olympia, ce disque live est enregistré les 24 et 25 octobre 1962. Depuis quelques mois, la guerre d'Algérie s'est terminée, et le chanteur n'a que peu fourni d'albums originaux.

En revanche, son groupe, les Golden Stars (avec qui il a enregistré deux EPs instrumentaux sympathiques), a pu se stabiliser enfin dès le début de l'année, et c'est avec lui que Johnny se produit sur scène. Il y a aussi la présence de l'orchestre pour quelques morceaux et notamment l'introduction du spectacle qui n'est autre que "Retiens la Nuit" repris en version swing.

Johnny propose ainsi un résumé de sa carrière en gardant le meilleur, même si on note l'absence de certains incontournables, "Souvenirs, Souvenirs" en tête, mais peut-être est-ce pour ne pas faire doublon avec le live du festival rock'n'roll sorti un an et demi plus tôt. À la place, on a quelques nouveautés comme "Elle Est Terrible" et "L'idole des Jeunes", déjà sous un très beau jour, mais dont nous aurons l'occasion de reparler.

La prestation étant filmée, il est intéressant de pouvoir assister au schéma des concerts de Johnny, alternant tempos rapides et lents, montée de fièvre jusqu'au sketch-danse "La Bagarre". Malgré son esprit bouffon, cette version n'a pas à rougir aux côtés de celle d'Elvis ("Trouble"), ou même dans un autre style tardif, celle de Suzi QUATRO. Elle est même marrante, Johnny fait son karaté avec ses collègues, se bat comme il le fera encore dans ses futurs shows et jusque dans Terminus, le gros nanard de science-fiction du milieu des années 80.

Malgré la maîtrise des musiciens, il y a parfois un sentiment de confusion dans certains soli de guitare dans les morceaux rapides ("C'est une fille comme toi" et surtout "Serre la Main d'un Fou"). Claude "Robbins" Djaoui, qui passe à la rythmique quelques mois plus tard, se révèle fort habile sur "Sam'di Soir" et l'instrumental "Rebel Rouser", sorti sur le premier EP des Golden Stars, qui permet à Johnny de sortir changer de chemise, après "La Bagarre" et avant de reprendre sa guitare pour finir le morceau en tant que soliste, chose rare. "J'aimerais bien en jouer comme lui, mais malheureusement je sais pas !", dit-il en présentant le brave Claude.

L'interaction avec les musiciens est bonne, y compris lors des morceaux dansés. Johnny teste leur niveau d'entrechat au moment du "Mashed Potatoes" ; Jean Tosan, Claude Djaoui et Antonio Rubio en prennent pour leur grade ! Rejoint par Conrad Springer et de jeunes danseuses, le groupe termine le morceau en ska, et Johnny remue à son tour sous l'hystérie générale.

Le public applaudit le début de "Retiens la Nuit", proposé dans une version plus lente, moins marquante. Le chanteur est approximatif et traîne trop. À l'inverse, "Pas Cette Chanson", qui figure dans l'album Madison Twist (sorti au mois de juin) est bouleversante. Johnny pleure pour de vrai, retire sa cravate.

Enfin, il y a les revisitations intéressantes, comme "Hey Baby!" mise sur un tempo jazzy ("Est-ce que tu veux être mon amie ? Juste pour la chanson !", les filles sont aux anges) et "Let's Twist Again", plus rock et mieux calé dans un registre vocal à la Johnny. Ce n'est encore rien par rapport au final, "I Got a Woman" où il ne tient plus en place, éructe, prend le pied de micro, ouvre sa chemise, embrasse sa guitare, se roule par terre, va serrer la main des hommes du public et faire la bise aux femmes, avec un supplément langoureux dans le cou pour la plus jolie assise devant.

Un concert classique de Johnny HALLYDAY, encore si jeune et pourtant bien rôdé, dans le grand temple de l'Olympia. Il fera mieux, assurément, en termes de show, mais quand même, chapeau.






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Re: 1962

Message par Hello le Sam 12 Jan 2019, 08:30

le 05 Avril 1962 en Suisse





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